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Cadavre Exquis 2.0 Segment #11 par Mélanie Robert

Olga décrypta le message : « Une femme d’une autre dimension viendra vous faire traverser les sandwichs des mondes parallèles ». Je restai bouche bée. Olga avait cessé de pleurer. Elle souriait même. Ce message la réjouissait. Nous ne connaissions rien aux voyages à travers les mondes parallèles, mais cette perspective nous enthousiasmait. Olga fronça les sourcils soudainement. Elle se demandait qui pouvait bien être cette femme et quel rapport pouvait-il bien y avoir avec sa date de naissance. Je répondis : « Ce n’est qu’une passeuse de frontières entre les dimensions, Olga ». Elle répondit : « À moins que ça soit également une passeuse de mots ». Je restai perplexe devant cette réponse, mais ma douce Olga était si vive d’esprit que je n’argumentai pas.

J’avais vaguement entendu parler de la théorie des cordes qui postulait que nous avions jusqu’à vingt-six dimensions. Olga semblait connaître cette théorie.

Soudainement, un grand éclair de lumière déchira l’espace et…

La suite de ce onzième segment a été choisie par les blogueurs!

BRAVO À VIINYSCRIB!

Vos commentaires
  1. Manque de rigueur évidente, dans les délais notamment. Je ne joue plus.

    Commentaire de linda martin
  2. Dommage madame Martin, vous devriez tout de même continuer, c’était bien ce que vous écriviez…et, malgré que je partage votre avis, je trouve amusant de poursuivre. Si vous le voulez, faites-en autant, juste pour le plaisir.

    Commentaire de André Kirouac
  3. Alors qu’il pleuvait des cordes, un coup de foudre nous frappa de plein fouet tous les deux et directement dans nos glottes respectives. Nous étions polis depuis toujours, signe d’une bonne éducation mais, instantanément nous devinrent polyglottes. C’est Olga qui avait raison, les mots se mirent à déferler de nos bouches telles des torrents de lettres disparates et de différentes dimensions. Tout ça était bien beau mais, à la fois très épuisant. En plus, ça ne servait à rien sinon nous distraire car nos mots sonnaient faux. Histoire de reposer nos larynx, nous avons décidé de nous parler par signes et, machinalement, l’envie nous vint de manger! Le mot sandwich, aux fèves, a germé dans nos têtes. Comme par hasard, au coin de la Place Rouge et du Kremlin, on dégota un petit tripot baptisé «Aux mondes parallèles»! Juste en face du tombeau de Lénine. Perdu dans nos pensées, nous nous demandions comment conjuguer notre verbe et nos gestes quand la serveuse nous lança un «staline de bine». Nous sommes restés bouche bée. La serveuse, la serveuse ressemblait à s’y méprendre à…

    Commentaire de André Kirouac
  4. @Madame Martin et @M. Kirouac
    Nous n’avions indiqué aucun détails sur les délais de publication afin de suivre naturellement le rythme des propositions sur le Blogue. Nous ne savions pas à quelle vitesse nous aurions des suggestions de suite lors du Salon du livre.
    Les blogueurs attendent d’avoir une certain nombre de propositions avant de délibérer.

    Il serait dommage de ne plus lire vos suggestions… :S

    Commentaire de Nellie Brière
  5. J’ai bien l’intention de continuer car c’est fort amusant et distrayant! L’idée mériterait d’être encore plus connue car je crois que plusieurs personnes y participeraient. Et, ajoutez peut-être en présentation, quelques informations concernant le mode de sélection et votre processus, ce serait bon pour la compréhension de ceux qui écrivent. Merci d’avoir répondu.

    Commentaire de André Kirouac
  6. Bonne idée… Je vais ajouter le détail tel que vous le suggérez… ;-)

    Commentaire de Nellie Brière
  7. et l’hymen d’Olga. Elle m’a alors dit de sa bouche saugrenue que dans l’une des dimensions, paraît-il, l’homme marche sur un marché et sa bourse bouscule le boursier. Elle m’expliqua que la langue de tout le monde y était le dollar et que les hommes, blasés, semblait s’absoudre au fait que l’art si faisait un peu rare. «On y mangerait même du pain», raconta-t-elle et «on s’enivrerait à même les jeux». Leur dos était rempli, et à mon infâme surprise, de tiques bien polies qu’ils s’acharner à épouillé des uns des autres. L’éclair déchira encore et nous nous retrouvâmes sans corps, l’âme n’est que du vent de fumier, chaud et goûteux.

    C’est alors que je décidai de prendre la corde à mon cou et de courir, sans jamais attendre, vers le soleil suivant. Les mots me passaient et me dépassait de leurs proéminence et leurs loques se consumaient devant mes yeux et mon rêve de vancances.

    Commentaire de Grace Van Brooklyne
  8. * s’acharnait

    Commentaire de Grace Van Brooklyne
  9. Soudainement, un grand éclair de lumière déchira l’espace et nous vîmes une spirale étoilée.
    Olga et moi, sans nous être concertés, nous nous donnâmes la main. Nous nous sentions aspirés, hypnotisés par cette déferlante d’étoiles.
    Des mots d’étoiles scintillaient. Partout des mots.
    Je pensai que c’était sûrement un message à décrypter.
    Trop pour ma petite tête.
    Je jetai un coup d’oeil vers Olga. Elle me tenait fermement la main mais ne me voyait plus.
    Elle n’avait d’yeux que pour ce tourbillon de mots…

    Commentaire de Ginette Chicoine
  10. Commentaire de Viinyscrib
  11. Tout notre corps se désincarnait, il se fondait au fond glauque et froid de l’espace. Ils nous semblaient flotter, errant sans aucune direction.
    Soudain, nous nous sentîmes pousser vers cette grande étoile par une de douce caresse qui semblait nous envelopper tout entier.
    Nous pouvions percevoir, nous sentir sans savoir comment, mais nous étions là, tout les deux, ensemble.
    Puis une sensation étrange nous vint nous envahir, comme si quelque chose venait de nous traverser.
    Nous étions là, mais nous n’étions pas seuls.

    Commentaire de Daniel Bone
  12. Une lumière éblouissante nous aveuglât., Après un moment la lumière s’apaisât et devant moi je vis cette ange me fixer pour ensuite http://www.youtube.com/watch?v=ot3cVY1JESQ et disparus. Olga dis d’un ton confuse ‘c’était quoi ca?’ à moi de répondre ‘probablement l’effet du thé’.

    Commentaire de Viinyscrib
  13. Est-ce qu’on peut participer autant que l’on veut et même si l’un de nos textes a été choisi ?

    Commentaire de Mélanie Robert
  14. voulez-vous enlever mon commentaire si je ne suis pas choisie.

    Commentaire de Ginette Chicoine
  15. @Mélanie Robert Vous pouvez participer autant de fois que vous le voulez!

    @Ginette Chicoine Les commentaires enrichissent l’expérience. C’est un plaisir d’aller lire toutes les propositions. Le choix parmi celles-ci est souvent difficile!
    Des gens auront sûrement du plaisir à lire votre suggestion même si elle n’était pas choisie au final. (Mais si vous le voulez vraiment, nous le retirerons.)

    @tous, notez que nous choisirons la suite du segment #11 dès demain! ;-)

    Commentaire de Nellie Artv
  16. …et d’énormes oreilles se matérialisèrent devant nous. Pointues, et étrangement familières. Puis le reste de la tête apparut, peu à peu–les sourcils sataniques, les cheveux vulcainiques…Enfin le reste de ce corps immense, vêtu d’un uniforme calqué sur celui du colonel d’un régiment d’ambulanciers…

    C’était le Capitaine Spock! En format géant! Et, du toupet aux orteils, vert, d’un vert luminescent, du même vert, exactement, que le Concombre Masqué!

    Olga s’évanouit. Terminées, pour un temps, ses élucubrations vingt-six-dimentionnelles!

    Il se produisit alors quelques chose de terrifiant : la relaxation des muscles de son visage, son visage si parfait, si harmonieux, qui avait tant fait battre mon coeur, révéla petit à petit des traits plus marqués, plus mous, mais étrangement familiers eux aussi…

    Horrifié, je reconnus, dissimulée sous les doux traits de la délicieuse binette d’Olga, celle d’Antoine Bertrand! Qui se mit soudain à….

    Commentaire de René Homier-Roy
  17. Et qui voilà? La reine du chorizo, la princesse cochonne, déesse du Gouda, en tranches ou pas, c’est selon… Des cornichons en boucles d’oreille et des petits oignons comme des bagues, sa peau de chiabatta, parsemée d’or, constellée de céréales… Doublement coquine, un baume mayonnaise et le make-up harissa, elle porte une robe en tulle de salade, frivole, salace et juteuse-tomate. Elle est toute en longueur, cholestérol et volumes diaboliques, monts et vallées de son corps croustillant! Appétit, en sa présence n’est plus un mot mais bien une religion. Elle est la faim et la grève de la faim en soi. Elle est à la gourmandise ce que la drogue est à l’envie, à la religion, à l’utopie, au rêve et au manque. Elle rayonne d’un cellophane qui lui cintre la taille et d’un clip sous vide pour chapeau… Elle est la sagesse, la prudence et le juste choix. Club! qu’elle se présente! Club oui mais pourquoi? qu’elle nous demande…

    Commentaire de Cock Thomas
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